Comment porter plainte pour violence conjugale en 2026 : guide complet
Victime de violence conjugale ? Découvrez les étapes pour porter plainte pour violence conjugale en 2026 : droits, preuves, délais et accompagnement juridique. Agissez dès maintenant.

Vous êtes victime de violences conjugales et vous ne savez pas par où commencer ? Porter plainte pour violence conjugale est un acte courageux, mais aussi une démarche juridique encadrée. En 2026, la procédure a été renforcée pour mieux protéger les victimes, avec des délais raccourcis et des dispositifs d’accompagnement systématiques. Que vous soyez en couple, séparé ou en instance de divorce, cet acte déclenche une enquête et peut aboutir à une protection immédiate.
Ce guide complet vous explique, étape par étape, comment porter plainte pour violence conjugale en 2026 : où aller, quels documents fournir, quels sont vos droits et comment un avocat spécialisé peut maximiser vos chances d’obtenir réparation. Ne restez pas isolé : la loi est de votre côté.
Avant d’agir, il est essentiel de comprendre que les violences conjugales ne sont pas uniquement physiques. Les violences psychologiques, sexuelles, économiques ou encore le harcèlement sont également reconnus par le code pénal. Porter plainte pour violence conjugale permet de faire cesser ces agissements et d’obtenir une indemnisation.
Ce que vous allez apprendre dans cet article
- Les conditions pour porter plainte en 2026 (délais, preuves, victimes éligibles)
- La procédure pas à pas : gendarmerie, commissariat, ou plainte en ligne
- Les droits spécifiques des victimes : ordonnance de protection, téléphone grave danger
- Le rôle de l’avocat dans la constitution du dossier et le dépôt de plainte
- Les sanctions encourues par l’agresseur et les indemnisations possibles
- Les nouveautés législatives 2026 : plainte simplifiée et accompagnement obligatoire
1. Qui peut porter plainte pour violence conjugale ?
En 2026, toute personne majeure ou mineure victime de violences commises par son conjoint, concubin, partenaire de Pacs ou ex-conjoint peut porter plainte pour violence conjugale. Les violences peuvent être physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques. La loi ne distingue pas selon le genre : hommes comme femmes sont protégés.
Les conditions spécifiques pour les mineurs
Un mineur peut porter plainte seul à partir de 16 ans. Avant cet âge, les parents ou le représentant légal doivent déposer la plainte. Depuis 2025, l’audition du mineur par un enquêteur spécialisé est obligatoire dans les 48 heures.
2. Les preuves à rassembler avant de porter plainte
Pour que votre plainte pour violence conjugale aboutisse, il est crucial de constituer un dossier solide. Les preuves permettent aux enquêteurs de caractériser les faits et d’obtenir une condamnation plus rapide.
Les types de preuves recevables
- Certificats médicaux : faites constater vos blessures par un médecin légiste ou aux urgences. Mentionnez les violences.
- Captures d’écran : SMS, messages WhatsApp, e-mails menaçants ou insultants.
- Enregistrements audio/vidéo : si vous avez filmé ou enregistré l’agresseur (attention à la licéité, mais ils peuvent être utilisés).
- Main courante ou dépôt de plainte antérieur : toute trace de violences précédentes.
3. Où et comment déposer plainte en 2026 ?
Depuis la réforme de 2025, porter plainte pour violence conjugale peut se faire de trois manières : en commissariat, en gendarmerie, ou via la plateforme en ligne sécurisée « Plainte-Violences.fr ». Le choix dépend de votre situation et de l’urgence.
Plainte en commissariat ou gendarmerie
Rendez-vous dans le commissariat de votre choix (pas nécessairement celui de votre domicile). Vous serez reçu par un enquêteur spécialisé dans les violences intrafamiliales. Depuis 2026, les heures d’attente ont été réduites : une victime de violences conjugales doit être reçue sous 2 heures maximum.
Plainte en ligne
La plateforme officielle permet de déposer une pré-plainte, puis un rendez-vous vous est fixé sous 24h pour signer le procès-verbal. Ce système est recommandé si vous craignez de croiser l’agresseur dans la salle d’attente.
4. Le déroulement de l’enquête après votre plainte
Une fois votre plainte pour violence conjugale déposée, une enquête préliminaire est ouverte. Le procureur de la République décide des suites : poursuites, classement sans suite ou composition pénale.
Les étapes de l’enquête
- Audition de la victime : vous serez entendu en détail, avec possibilité d’être accompagné de votre avocat.
- Audition de l’agresseur : il peut être placé en garde à vue, surtout s’il y a des violences physiques.
- Examens médicaux : un certificat médical est systématiquement demandé.
- Enquête de voisinage : les témoins sont recherchés.
5. Les mesures de protection immédiates
Dès le dépôt de plainte, vous pouvez demander une ordonnance de protection. Ce dispositif, renforcé en 2026, permet d’éloigner l’agresseur du domicile et d’interdire tout contact. Le juge statue sous 24 heures en cas d’urgence.
Les autres mesures disponibles
- Téléphone grave danger (TGD) : attribué sous 48h si le danger est avéré.
- Hébergement d’urgence : places réservées dans des structures spécialisées.
- Interdiction de paraître : l’agresseur ne peut plus approcher votre domicile ou votre travail.
- Aide financière d’urgence : versée par la CAF sous 5 jours ouvrés.
6. L’indemnisation et le rôle de l’avocat
Porter plainte pour violence conjugale ouvre droit à une indemnisation pour le préjudice subi. L’avocat est indispensable pour évaluer le montant et négocier avec les assurances ou la commission d’indemnisation des victimes (CIVI).
Les postes de préjudice indemnisables
- Préjudice corporel (ITT, souffrances endurées)
- Préjudice moral (angoisse, dépression)
- Préjudice esthétique (cicatrices)
- Préjudice économique (frais médicaux, perte de revenus)
- Préjudice sexuel (si violences sexuelles)
8. Violences conjugales et garde d’enfants
Lorsque des enfants sont présents, porter plainte pour violence conjugale a un impact direct sur les décisions du juge aux affaires familiales (JAF). La protection de l’enfant prime sur le droit de visite.
Les conséquences sur la garde
- Le parent violent peut se voir retirer l’autorité parentale.
- Les visites s’effectuent en point rencontre ou sous surveillance.
- Le juge peut ordonner une enquête sociale ou médico-psychologique.
Textes de loi applicables en 2026
- Article 222-13 du Code pénal : violences conjugales (3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour ITT inférieure à 8 jours ; 5 ans et 75 000 € si ITT supérieure).
- Article 222-14-3 : violences habituelles (jusqu’à 10 ans de prison).
- Loi du 15 mars 2025 : renforcement de l’ordonnance de protection (délivrance sous 24h, durée portée à 12 mois).
- Décret du 2 janvier 2026 : plateforme de plainte en ligne et délai d’audition réduit.
- Article 515-9 du Code civil : définition des violences conjugales incluant les violences psychologiques et économiques.
Points essentiels à retenir
- ✔ Vous pouvez porter plainte en ligne, en commissariat ou en gendarmerie.
- ✔ Rassemblez un maximum de preuves (médicales, messages, témoins).
- ✔ Des mesures de protection existent : ordonnance, TGD, hébergement d’urgence.
- ✔ L’avocat est gratuit grâce à l’aide juridictionnelle.
- ✔ L’indemnisation couvre tous les préjudices (physiques, moraux, économiques).
Foire aux questions (FAQ)
Puis-je porter plainte sans preuve ?
Oui, votre parole est une preuve. Mais les enquêteurs auront besoin d’éléments pour corroborer. Un certificat médical ou un témoignage renforce votre dossier.
Quel est le délai pour porter plainte après des violences ?
Le délai de prescription est de 6 ans pour les violences conjugales (loi de 2025). Pour les violences sur mineur, il court à partir de la majorité.
Puis-je retirer ma plainte ?
Oui, mais une fois déposée, la plainte appartient au procureur. Il peut poursuivre même si vous vous rétractez, surtout si des enfants sont impliqués.
Que faire si l’agresseur me menace après la plainte ?
Contactez immédiatement le 17 ou votre référent. Des mesures de protection peuvent être renforcées, comme le bracelet anti-rapprochement.
Les violences psychologiques sont-elles punies ?
Oui, depuis 2024, les violences psychologiques répétées sont un délit puni de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende.
Puis-je porter plainte si je suis en situation irrégulière ?
Oui, et vous pouvez demander un titre de séjour pour victime de violences conjugales. La plainte est un élément clé de votre dossier.
Combien coûte un avocat pour une plainte ?
Rien si vous bénéficiez de l’aide juridictionnelle (automatique pour les violences conjugales). Sinon, comptez entre 200 € et 800 € pour une consultation et un accompagnement.
Que se passe-t-il si l’agresseur nie les faits ?
L’enquête continue : confrontations, expertises, témoins. Le juge peut se baser sur des présomptions graves et concordantes.


