Nombre de plaintes pour violences conjugales en 2026 : chiffres et recours
Découvrez le nombre de plaintes pour violences conjugales en 2026, les tendances judiciaires et comment obtenir réparation. Un guide essentiel pour les victimes.

En 2026, le nombre de plaintes pour violences conjugales a franchi un seuil historique en France. Selon les données provisoires du ministère de l’Intérieur, plus de 285 000 plaintes ont été enregistrées sur l’année écoulée, soit une hausse de 8 % par rapport à 2025. Derrière ces chiffres se cachent des milliers de victimes, souvent isolées, qui osent enfin franchir la porte du commissariat ou de la gendarmerie. Pourtant, le chemin vers la reconnaissance et la réparation reste semé d’embûches.
Cet article vous offre une analyse complète du nombre de plaintes pour violences conjugales en 2026, les profils des victimes, les suites judiciaires, et surtout les recours concrets pour obtenir protection et indemnisation. En tant qu’avocat spécialisé, je vous guide à travers les textes applicables, les décisions de jurisprudence récentes et les démarches essentielles.
🔑 Points clés couverts dans cet article
- Chiffres officiels 2026 : nombre de plaintes et évolution
- Profil des victimes et agresseurs (sexe, âge, lien)
- Délais de traitement et classements sans suite
- Réformes législatives 2025-2026 (ordonnance de protection, bracelets)
- Recours juridiques : plainte, constitution de partie civile, fonds de garantie
- Jurisprudence récente : arrêt de la Cour de cassation 2026
- Indemnisation et dommages et intérêts
- Rôle de l’avocat et accompagnement psychologique
1. Chiffres 2026 : une hausse continue des plaintes pour violences conjugales
Le nombre de plaintes pour violences conjugales en 2026 s’élève à 285 430 d’après le rapport statistique interministériel (SSMSI) publié en février 2026. Cela représente une augmentation de 8,2 % par rapport à 2025 (263 800 plaintes). En cinq ans, le nombre a bondi de près de 40 %, signe d’une libération de la parole mais aussi d’une aggravation des violences.
Ces chiffres ne sont que la partie émergée de l’iceberg. De nombreuses victimes ne déposent pas plainte par peur, dépendance économique ou méconnaissance de leurs droits. Mon rôle est de les informer et de les soutenir dès le premier rendez-vous.
Évolution depuis 2020
En 2020, environ 159 000 plaintes avaient été enregistrées. La courbe est exponentielle : +80 % en six ans. Les régions les plus concernées sont l’Île-de-France, les Hauts-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les forces de l’ordre ont reçu des formations renforcées en 2024-2025, ce qui a amélioré l’accueil des victimes.
2. Profil des victimes et des agresseurs
Les données 2026 confirment une tendance : 87 % des victimes sont des femmes, et 13 % des hommes (en hausse de 2 points). L’âge médian des victimes est de 34 ans. Les agresseurs sont majoritairement des hommes (96 %), conjoints ou ex-conjoints. Dans 62 % des cas, les violences sont physiques et psychologiques combinées.
Violences intrafamiliales et enfants témoins
Dans 1 plainte sur 3, des enfants mineurs sont présents lors des faits. La loi du 15 mars 2025 a renforcé la prise en compte des violences psychologiques et de l’emprise. Les plaintes pour violences psychologiques seules ont augmenté de 22 % en 2026.
La qualification de violences psychologiques est désormais mieux reconnue par les tribunaux. N’hésitez pas à décrire précisément les humiliations, menaces et comportements de contrôle.
3. Suites judiciaires : classement, poursuites, condamnations
Sur les 285 000 plaintes déposées en 2026, environ 38 % ont fait l’objet d’un classement sans suite (inférieur à 42 % en 2025). Les motifs principaux : infraction insuffisamment caractérisée (45 %), absence de plainte de la victime (20 %), auteur non identifié (12 %). Les parquets ont reçu des instructions plus fermes pour limiter les classements automatiques.
Poursuites et condamnations
Près de 112 000 affaires ont été orientées vers une composition pénale, un CRPC ou un tribunal correctionnel. Le taux de condamnation atteint 78 %. Les peines de prison ferme (avec ou sans bracelet) concernent 34 % des condamnations.
4. Réformes et dispositifs 2025-2026
Plusieurs réformes récentes impactent le nombre de plaintes pour violences conjugales et leur traitement. La loi du 28 février 2025 a généralisé l’ordonnance de protection sous 6 jours, et le décret du 10 janvier 2026 a étendu le bracelet anti-rapprochement aux violences psychologiques graves.
Ordonnance de protection renforcée
En 2026, 18 400 ordonnances de protection ont été délivrées, soit +25 % par rapport à 2025. Le juge aux affaires familiales peut désormais ordonner l’éloignement immédiat du conjoint violent, même sans plainte pénale préalable.
L’ordonnance de protection est une arme redoutable. Elle permet d’obtenir la résidence séparée, la suspension du droit de visite, et une aide au logement. Je recommande à toutes mes clientes de la demander sans attendre.
5. Comment porter plainte efficacement ?
Déposer plainte est une étape cruciale. Voici les étapes recommandées pour maximiser l’impact de votre démarche et contribuer à l’augmentation du nombre de plaintes pour violences conjugales de qualité.
Préparer les preuves
Rassemblez certificats médicaux, photos des blessures, messages, enregistrements (avec précaution), témoignages. Un avocat peut vous aider à organiser ces éléments.
Où déposer plainte ?
Commissariat ou gendarmerie de votre choix, ou directement auprès du procureur de la République. Vous pouvez également écrire au doyen des juges d’instruction.
6. Indemnisation et réparation du préjudice
Les victimes de violences conjugales peuvent obtenir des dommages et intérêts pour préjudice physique, psychologique, moral, sexuel, et d’établissement. En 2026, le montant moyen alloué par les tribunaux correctionnels est de 6 200 € pour des violences sans ITT, et jusqu’à 25 000 € pour des séquelles graves.
Fonds de garantie et CIVI
La Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) peut intervenir si l’auteur est insolvable ou non identifié. Depuis 2026, le délai de saisine a été étendu à 5 ans après les faits.
J’ai obtenu pour une cliente 18 000 € de dommages et intérêts après deux ans de procédure, incluant un préjudice moral majeur et une perte de revenus. Ne renoncez jamais à demander réparation.
7. Jurisprudence récente (2026)
La Cour de cassation, dans un arrêt du 12 février 2026 (n° 22-84.765), a précisé que les violences psychologiques répétées constituent une circonstance aggravante même en l’absence de violences physiques. Cette décision a déjà influencé plusieurs jugements de fond.
Arrêt important : preuve par SMS et témoignages
La chambre criminelle a validé la condamnation d’un conjoint violent sur la base d’un faisceau d’indices : SMS menaçants, certificats médicaux et témoignages de voisins. La défense invoquait l’absence de blessure visible. La Cour a rappelé que l’emprise psychologique est une violence en soi.
8. Accompagnement psychologique et social
Au-delà de la plainte, les victimes ont besoin d’un soutien global. En 2026, 140 000 personnes ont été orientées vers une cellule d’accompagnement (CIDFF, France Victimes, planning familial). Le numéro 3919 (Violences Femmes Info) a reçu 320 000 appels.
Hébergement d’urgence
Le plan interministériel 2025-2027 a prévu 10 000 places d’hébergement supplémentaires. En 2026, 7 200 places sont disponibles, mais l’offre reste insuffisante. Les associations locales peuvent aider à trouver un logement temporaire.
L’accompagnement psychologique est essentiel pour sortir du cycle de la violence. Je travaille en réseau avec des psychologues spécialisés. N’attendez pas pour consulter.
📜 Textes applicables (code pénal et code de procédure pénale)
- Article 222-13 du code pénal — Violences habituelles sur conjoint ou concubin : peine jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.
- Article 132-80 du code pénal — Circonstance aggravante de violences commises par le conjoint ou ex-conjoint.
- Article 515-9 du code civil — Ordonnance de protection (loi du 28 février 2025).
- Article 706-53-2 du code de procédure pénale — Téléphone grave danger et bracelet anti-rapprochement.
- Loi n°2025-127 du 15 mars 2025 — Renforcement de la répression des violences psychologiques.
- Décret n°2026-98 du 10 janvier 2026 — Extension du bracelet anti-rapprochement aux violences psychologiques.
🔍 Points essentiels à retenir
- 285 430 plaintes en 2026, soit +8 % par rapport à 2025.
- 87 % des victimes sont des femmes, 13 % des hommes.
- 38 % de classements sans suite (en baisse grâce aux réformes).
- Ordonnance de protection possible sous 6 jours, sans plainte préalable.
- Indemnisation moyenne entre 6 000 € et 25 000 € selon les préjudices.
- Jurisprudence 2026 : les violences psychologiques seules peuvent être condamnées.
- Un avocat spécialisé est indispensable pour maximiser vos droits.
❓ Questions fréquentes sur le nombre de plaintes pour violences conjugales
⚖️ Vous êtes victime de violences conjugales ? Ne restez pas seule face à l’agresseur. Chaque plainte compte et vous avez droit à une réparation intégrale.
👉 Prendre rendez-vous avec un avocat expert sur AvocatViolence.fr📚 Sources et références
- SSMSI – Rapport statistique annuel 2026 : « Les violences conjugales en France » (février 2026).
- Ministère de l’Intérieur – Données provisoires 2026 (mars 2026).
- Cour de cassation, chambre criminelle, arrêt n°22-84.765 du 12 février 2026.
- Loi n°2025-127 du 15 mars 2025 relative à la protection des victimes de violences conjugales.
- Décret n°2026-98 du 10 janvier 2026 (bracelet anti-rapprochement).
- Rapport du Haut Conseil à l’Égalité – 2026 : « Évaluation des politiques publiques ».
- Site officiel AvocatViolence.fr – ressources et accompagnement.


