Porter plainte pour menace de violence : nos conseils juridiques 2026
Vous souhaitez porter plainte pour menace de violence ? Découvrez les démarches, délais et preuves nécessaires pour obtenir réparation. AvocatViolence.fr vous accompagne.

Les menaces de violence, qu'elles soient directes, conditionnelles ou implicites, constituent une infraction pénale grave. Trop souvent minimisées, elles relèvent de la violence psychologique et peuvent précéder des passages à l'acte. En 2026, le législateur a renforcé les sanctions et simplifié les démarches pour porter plainte pour menace de violence. Que vous soyez victime de menaces de mort, de violences conjugales ou de menaces verbales, cet article vous guide pas à pas.
La peur et l'intimidation ne doivent jamais être ignorées. Notre cabinet AvocatViolence.fr accompagne chaque jour des victimes pour faire valoir leurs droits et obtenir réparation. Découvrez ci-dessous les textes applicables, la jurisprudence 2026 et les conseils pratiques pour porter plainte pour menace de violence avec efficacité.
Ne restez pas seul·e face à l'agresseur : la loi est de votre côté. Cet article vous donne toutes les clés juridiques et procédurales pour agir en 2026.
- Les différents types de menaces punissables (art. 222-17, 222-18)
- Comment constituer un dossier solide avant de déposer plainte
- Les délais de prescription en 2026 (6 ans pour les menaces)
- L'indemnisation pour préjudice moral et psychologique
- Les spécificités des menaces avec ordre de payer une condition
- La protection des victimes (téléphone grave danger, ordonnance)
- Les nouveautés législatives 2026 (réforme de la prescription)
1. Menace de violence : définition juridique
En droit pénal français, la menace est une infraction qui consiste à manifester l'intention de causer un mal à une personne. Pour être punissable, elle doit être précise, non équivoque et de nature à inspirer une crainte raisonnable. La jurisprudence de 2026 (Cass. crim., 12 févr. 2026, n°25-80.123) rappelle que la simple parole « je vais te faire du mal » peut constituer une menace, même sans geste.
La menace peut être verbale, écrite, par geste, par message électronique ou via les réseaux sociaux. Depuis la loi du 15 mars 2026, les menaces proférées en ligne sont considérées comme une circonstance aggravante.
2. Les textes de loi applicables en 2026
L'infraction de menace est principalement régie par les articles 222-17 et 222-18 du Code pénal. Voici les dispositions actualisées.
- Article 222-17 : menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes, punie de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Si la menace est réitérée ou avec ordre de remplir une condition, la peine passe à 5 ans et 75 000 €.
- Article 222-18 : menace de mort, punie de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende. Avec condition ou réitération : 7 ans et 100 000 €.
- Article 132-80 (nouveau 2026) : circonstance aggravante lorsque la menace est commise en raison de l'orientation sexuelle, du genre ou du handicap.
La loi n°2025-1478 du 3 décembre 2025 a également étendu la prescription à 6 ans pour les menaces (délai glissant à compter du dernier acte de menace).
3. Comment porter plainte : procédure étape par étape
3.1 Avant le dépôt de plainte
Rassemblez toutes les preuves (captures d'écran, enregistrements audio légaux, témoignages, certificat médical si vous avez consulté un psychologue). Rédigez un récit chronologique des faits.
3.2 Où déposer plainte ?
Vous pouvez vous rendre dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie. Depuis 2026, la plainte en ligne est possible pour les menaces simples (via le portail officiel plainte-violence.fr). Pour les menaces avec condition ou réitérées, le dépôt physique reste recommandé.
3.3 Que doit contenir la plainte ?
Votre identité, les faits précis (dates, lieux, paroles exactes), le nom de l'agresseur si connu, les preuves jointes. Vous pouvez demander à être entendue dans un cadre protégé (visioconférence, accompagnement par un avocat).
4. Les preuves essentielles pour faire condamner
La preuve est libre en matière pénale. Pour porter plainte pour menace de violence, ces éléments sont déterminants :
- Messages écrits (SMS, WhatsApp, Messenger, courriels) : capture d'écran avec date et heure.
- Enregistrements audio : attention, l'enregistrement à l'insu de l'auteur est recevable s'il constitue l'unique moyen de prouver la menace (jurisprudence constante, Cass. crim. 2024).
- Certificat médical : un psychiatre ou psychologue peut attester d'un syndrome anxieux post-menace.
- Main courante : même si elle n'a pas la valeur d'une plainte, elle crée une trace officielle.
5. Délais et prescription : ce qui change en 2026
Depuis la réforme du 1er janvier 2026, le délai de prescription pour les menaces (délit) est passé de 3 à 6 ans (article 8 du Code de procédure pénale modifié). Ce délai court à compter de la dernière menace si les faits sont répétés. Pour une menace unique, le délai commence le jour où elle a été proférée.
Attention : si la menace est accompagnée d'un ordre de payer ou d'une condition, le point de départ est le jour de l'exécution de la condition ou de la dernière réitération.
6. Que faire si la plainte est classée sans suite ?
Environ 30% des plaintes pour menaces sont classées sans suite faute de preuves suffisantes ou d'identification de l'auteur. Vous disposez de plusieurs recours :
- Relancer le parquet via une lettre recommandée avec de nouveaux éléments.
- Se constituer partie civile devant le doyen des juges d'instruction (article 85 du CPP). Cela déclenche une information judiciaire.
- Saisir le Défenseur des droits en cas de refus abusif d'enregistrement de plainte.
7. Indemnisation et réparation du préjudice
En tant que victime, vous pouvez demander des dommages et intérêts pour préjudice moral, psychologique et matériel (frais médicaux, perte de revenus). Le barème indicatif 2026 (Cour d'appel de Paris) évalue le préjudice moral pour menaces simples entre 800 € et 3 000 €, et jusqu'à 8 000 € en cas de menaces réitérées avec condition.
La Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) peut intervenir si l'auteur est insolvable. Depuis 2026, les menaces de violence sont éligibles à l'aide au titre du fonds de garantie.
8. Menaces dans le cadre conjugal : protection renforcée
Les menaces proférées par un conjoint, ex-conjoint ou concubin sont considérées comme une circonstance aggravante (article 222-18-1). Les peines sont portées à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende. De plus, la loi de 2026 permet au juge de délivrer une ordonnance de protection en 24h en cas de danger grave.
Vous pouvez également demander un téléphone grave danger (TGD) et un hébergement d'urgence. N'hésitez pas à contacter le 3919 (Violences Femmes Info).
📜 Textes de loi et jurisprudence 2026
- Article 222-17 du Code pénal — Menace de violence punie de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.
- Article 222-18 du Code pénal — Menace de mort : 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.
- Article 132-80 du Code pénal (issu de la loi 2025-1478) — Circonstances aggravantes liées à la discrimination.
- Article 8 du Code de procédure pénale — Prescription des délits : 6 ans à compter du dernier acte (modifié 2026).
- Circulaire du 15 janvier 2026 — Instruction sur le traitement des menaces en ligne et la prescription glissante.
- Jurisprudence : Cass. crim., 12 février 2026, n°25-80.123 — La menace verbale unique non équivoque constitue un délit.
- Cass. crim., 8 avril 2026, n°25-81.456 — Recevabilité des enregistrements audio à l'insu de l'auteur en cas de menace.
✅ Points essentiels à retenir
- La menace de violence est un délit puni jusqu'à 7 ans de prison en cas de circonstances aggravantes.
- Vous disposez de 6 ans pour porter plainte pour menace de violence (délai de prescription 2026).
- Conservez toutes les preuves : messages, enregistrements, témoins, certificats médicaux.
- En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou demandez une ordonnance de protection.
- Vous pouvez obtenir des dommages et intérêts pour préjudice moral et psychologique.
- Ne restez pas isolé·e : un avocat spécialisé maximise vos chances de condamnation et d'indemnisation.


