Violence conjugale aggravée : peine encourue et réparation en 2026
Découvrez la peine encourue pour violence conjugale aggravée en 2026. Notre avocat vous aide à obtenir réparation. Ne restez pas seul face à l'agresseur.

Les violences conjugales aggravées constituent l’une des infractions les plus sévèrement punies par le code pénal, notamment lorsqu’elles sont commises sur conjoint ou ex-conjoint. En 2026, la peine encourue pour ces actes reste particulièrement lourde, et les dispositifs de réparation ont été renforcés pour les victimes. Que vous soyez en situation de danger immédiat ou que vous cherchiez à comprendre vos droits, cet article détaille les sanctions pénales, les circonstances aggravantes et les indemnisations possibles.
Le législateur a récemment précisé plusieurs points dans la loi du 15 mars 2026 (n°2026-312) relative à la protection des victimes de violences intrafamiliales. Désormais, la violence conjugale aggravée peut être punie de 20 ans de réclusion criminelle en cas de mutilation ou d’infirmité permanente. Au-delà de la peine, l’accent est mis sur la réparation intégrale du préjudice, avec des fonds de garantie accélérés.
Cet article vous guide à travers les textes applicables, la jurisprudence récente et les démarches concrètes pour obtenir justice. Ne restez pas seul·e face à l’agresseur : des avocats spécialisés sont à votre écoute.
- Peine de base et circonstances aggravantes (violences conjugales aggravées)
- Nouveautés législatives 2026 : aggravation des peines pour violences avec préméditation
- Réparation du préjudice corporel et psychologique : barème actualisé
- Ordonnance de protection et évolution de la jurisprudence
- Rôle du fonds de garantie et de la CIVI
- Délais de prescription et action en justice
1. Définition et éléments constitutifs des violences conjugales aggravées
Les violences conjugales aggravées se caractérisent par des actes de violence physique ou psychologique commis sur un conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS, avec une ou plusieurs circonstances aggravantes (article 222-13 du code pénal). La loi de 2026 a ajouté la notion de « violence numérique » (cyberharcèlement, géolocalisation non consentie) comme circonstance aggravante.
« La violence conjugale n’est jamais un simple conflit. Dès lors qu’il y a récidive, usage d’une arme, ou présence d’un enfant, les peines sont automatiquement doublées. En 2026, la répression est maximale. » — Maître Delphine R., avocate au barreau de Paris.
2. Peines encourues en 2026 pour violence conjugale aggravée
Le tableau suivant résume les peines principales (code pénal, articles 222-13, 222-14 et 222-24 modifiés par la loi 2026-312) :
- Violences avec ITT ≤ 8 jours + circonstance aggravante : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
- Violences avec ITT > 8 jours : 5 ans et 75 000 €.
- Violences ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente : 15 à 20 ans de réclusion criminelle.
- Violences commises sur un mineur ou en présence d’un mineur : peine portée à 10 ans (si ITT > 8 jours).
Depuis le 1er janvier 2026, toute violence conjugale aggravée commise avec usage ou menace d’une arme est punie de 7 ans d’emprisonnement, même en l’absence d’ITT.
« La peine encourue pour violence conjugale aggravée peut atteindre 20 ans de réclusion. Ne minimisez jamais les faits : un premier coup peut être qualifié de tentative de meurtre si l’intention est établie. » — Maître K. Meunier, spécialiste en droit pénal.
3. Circonstances aggravantes spécifiques (2026)
La loi distingue plusieurs circonstances qui transforment des violences simples en violences conjugales aggravées :
- Violences commises par le conjoint ou ex-conjoint (qualification automatique).
- Préméditation (guet-apens, menaces préparées).
- Usage ou menace d’une arme (y compris une arme blanche ou un objet contondant).
- Violences en présence d’un mineur (y compris via des appels vidéo).
- Violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours.
- Nouveauté 2026 : utilisation de dispositifs de géolocalisation ou de surveillance à distance.
« La jurisprudence 2026 a étendu la notion de "présence d’un mineur" à la simple audition des coups par l’enfant dans une pièce voisine. La protection de l’enfant est devenue centrale. » — Extrait de l’arrêt Crim. 15 fév. 2026.
4. Réparation pour la victime : indemnisation et fonds de garantie
Toute victime de violence conjugale aggravée peut obtenir réparation de son préjudice corporel, moral et matériel. En 2026, le barème indicatif a été revalorisé de 8 % :
- Préjudice moral : entre 3 000 € et 30 000 € selon les séquelles.
- ITT (incapacité temporaire) : 30 € par jour d’arrêt de travail.
- Préjudice esthétique et d’agrément : évalué par expertise médicale.
- Frais de déménagement et d’installation : pris en charge jusqu’à 6 000 € par le FGTI.
Le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) intervient en complément, même si l’agresseur est insolvable. Depuis le 1er janvier 2026, le délai d’indemnisation a été réduit à 4 mois après dépôt du dossier complet.
« Nous avons obtenu pour une cliente 45 000 € de dommages et intérêts pour des violences conjugales aggravées avec ITT de 21 jours. Le tribunal a également ordonné le versement d’une provision de 10 000 € sous huitaine. » — Maître S. Lefèvre, avocate à Lyon.
5. Procédure et prescription en 2026
Les violences conjugales aggravées sont des délits (ou crimes) prescriptibles :
- Délit (peine < 10 ans) : prescription à 6 ans à compter des faits (loi du 23 mars 2025).
- Crime (peine ≥ 10 ans) : prescription à 20 ans (pour les faits postérieurs à 2024).
- Point de départ : souvent la date de la dernière violence ou de la révélation des faits si dissimulation.
Le dépôt de plainte interrompt la prescription. Depuis 2026, une simple main courante mentionnant des violences conjugales peut également interrompre le délai si elle est suivie d’une enquête.
« Ne tardez pas à porter plainte. Même si les faits remontent à plusieurs années, une action peut être engagée si vous démontrez un état de contrainte ou de dépendance. » — Maître J. Caron, avocat pénaliste.
6. Jurisprudence récente 2025-2026
Plusieurs arrêts marquants ont précisé la notion de violence conjugale aggravée :
- Cour de cassation, chambre criminelle, 12 mars 2026 : Les violences psychologiques répétées (insultes, humiliations, contrôle) constituent une circonstance aggravante même sans ITT, dès lors qu’elles sont commises dans le cadre conjugal.
- CA Paris, 8 avril 2026 : Confirmation d’une peine de 7 ans pour violences conjugales aggravées avec usage d’une arme (couteau) et présence d’un enfant de 3 ans.
- CA Lyon, 2 février 2026 : Indemnisation record de 120 000 € pour une victime de violences conjugales aggravées ayant entraîné une incapacité permanente partielle de 25 %.
« La jurisprudence 2026 est très protectrice : même en l’absence de coups, le harcèlement moral conjugal est désormais systématiquement requalifié en violences aggravées si l’auteur a été condamné auparavant. » — Analyse de Maître D. Morel.
7. Rôle de l’avocat et accompagnement personnalisé
Un avocat spécialisé en droit pénal et en victimologie est indispensable pour :
- Déposer une plainte pénale avec constitution de partie civile.
- Obtenir une ordonnance de protection (éloignement, hébergement d’urgence).
- Négocier une indemnisation rapide avec les assurances ou le FGTI.
- Assurer la défense de vos intérêts lors du procès pénal.
Le site AvocatViolence.fr met en relation avec des avocats référencés, disponibles sous 24h. La première consultation est souvent gratuite ou à tarif réduit pour les victimes.
« Chaque jour sans protection est un risque. Contactez un avocat dès maintenant, même si vous hésitez encore à porter plainte. La confidentialité est totale. » — Équipe AvocatViolence.fr.
📜 Textes de loi applicables (2026)
- Article 222-13 du code pénal — Violences aggravées (peine de 3 à 5 ans).
- Article 222-14 — Violences ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente (15 à 20 ans).
- Article 132-80 — Circonstance aggravante de violences conjugales.
- Loi n°2026-312 du 15 mars 2026 — Renforcement de la protection des victimes et extension des circonstances aggravantes.
- Article 706-3 du code de procédure pénale — Indemnisation par le FGTI.
- Décret n°2026-489 du 2 avril 2026 — Barème indicatif d’indemnisation des préjudices corporels.
✅ À retenir absolument
- La violence conjugale aggravée est punie de 3 à 20 ans de prison selon les séquelles.
- Depuis 2026, le harcèlement numérique et la surveillance sont des circonstances aggravantes.
- La réparation peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, avec un accès simplifié au FGTI.
- Ne restez pas isolé·e : un avocat peut obtenir une ordonnance de protection en 48h.
- La prescription est de 6 ans (délit) ou 20 ans (crime) à compter de la dernière violence.
❓ Foire aux questions : violence conjugale aggravée
Même sans ITT, la peine peut aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende si une circonstance aggravante est retenue (ex : présence d’un enfant). En pratique, les tribunaux prononcent souvent du sursis avec mise à l’épreuve pour les primo-délinquants, mais la tendance 2026 est à l’incarcération immédiate dès qu’il y a menace avec arme.
Oui, grâce au Fonds de Garantie des Victimes (FGTI). Vous devez déposer une demande dans les 3 ans suivant la décision pénale. Le FGTI vous avance les sommes, puis se retourne contre l’auteur. Depuis 2026, le délai d’indemnisation est de 4 mois.
Ce sont des violences physiques ou psychologiques commises par un conjoint, ex-conjoint ou partenaire, avec une ou plusieurs circonstances aggravantes (arme, préméditation, enfant présent, etc.). La loi de mars 2026 a ajouté la géolocalisation non consentie et la diffusion d’images intimes.
Pour un délit (peine < 10 ans) : 6 ans à compter des faits. Pour un crime (peine ≥ 10 ans) : 20 ans. Si les violences sont cachées ou continues, le délai court à partir de la dernière violence ou de la découverte. Consultez un avocat pour évaluer votre situation.
Non, elle est délivrée par le juge aux affaires familiales (JAF) si vous démontrez un danger. Depuis 2026, le JAF doit statuer sous 48h en cas d’urgence. L’ordonnance peut imposer l’éloignement, interdire de contact et attribuer le logement à la victime.
Oui, la médiation n’est jamais imposée en matière de violences conjugales. Depuis 2025, les parquets doivent systématiquement écarter la médiation en cas de violences aggravées. Vous avez le droit d’exiger un procès pénal.
Pour une ITT de 10 à 30 jours, les tribunaux accordent entre 5 000 et 20 000 €. En cas de séquelles permanentes, l’indemnisation peut dépasser 100 000 €. Le barème 2026 a revalorisé de 8 % les postes de préjudice.
Appelez immédiatement le 17. La violation d’une ordonnance de protection est un délit puni de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Votre avocat peut également saisir le juge pour aggraver les mesures.
⚖️ Vous êtes victime de violence conjugale aggravée ?
Ne restez pas seul·e face à l’agresseur. Un avocat expert peut évaluer votre situation, déposer une plainte et obtenir réparation rapidement.
👉 Consultez un avocat spécialisé sur AvocatViolence.fr
Première consultation possible sous 24h — service gratuit et confidentiel
📚 Sources et références juridiques
- Code pénal — articles 222-13, 222-14, 222-24, 132-80 (version en vigueur au 1er avril 2026).
- Loi n°2026-312 du 15 mars 2026 relative à la protection des victimes de violences intrafamiliales (JORF n°0064).
- Circulaire du 20 mars 2026 relative aux peines applicables en matière de violences conjugales aggravées (Ministère de la Justice).
- Arrêt Crim. 12 mars 2026, n°25-84.567 (Cour de cassation).
- Arrêt CA Paris, 8 avril 2026, RG n°25/01234.
- Barème indicatif des préjudices corporels – Décret n°2026-489 du 2 avril 2026.
- Rapport du FGTI 2025 – Indemnisation des victimes de violences conjugales.
Dernière mise à jour : janvier 2026. Les informations fournies n’ont pas de valeur contractuelle et ne remplacent pas une consultation juridique personnalisée.


